Vendredi 12 novembre 2010 5 12 /11 /Nov /2010 23:29

Bonjour a tous,

 

Comme beaucoup de monde sans doute, ce premier article ne va pas être tout rose. Un évènement a changé la mission, et ce, pour un petit moment. Je vais donc essayer de vous raconter ce que je viens de vivre pendant mon voyage pour l’antarctique. D’ailleurs je ne suis pas encore arrivé et je vous raconterai la suite une fois à DDU (Dumont D’Urville).

Mon départ c’est donc fait le 18 octobre de Paris. Premier avion direction Hong-Kong où nous avons eu une journée d’attente avant de reprendre l’avion. Après encore 10H de vol, nous voilà arrivé a Sydney où nous profitons de quelques heures de transit pour aller visiter un peu et surtout voir le fameux opéra !!! Après une petite bière et un petit repas nous reprenons l’avion pour enfin arriver à Hobart (en Tasmanie).Comme tout les ans depuis quelque année, l’alliance Française organise un petit pot de départ pour nous souhaiter bonne route. Nous passons donc la soirée là-bas.

Le lendemain, le jeudi 21 nous voilà parti sur les mers avec à notre bord des australiens que l’on déposera dimanche sur Macquarie Island. Nous passons la nuit abrité derrière l’île car la houle est conséquente et des vents violent soufflent. La suite de la traversée est bien mouvementée avec de la houle (environ 5 m je pense) et du vent. Il nous tarde vraiment d’arriver dans la glace pour profiter. Ce n’est finalement que mercredi 27 au soir ou nous sentons que le bateau commence à mois rouler. Je passe enfin une nuit agréable. Le matin au réveil, le bateau ne bouge plus, je mets quelques minutes à réaliser mais nous n’avançons plus. J’arrive dans le salon et j’apprends que nous venons de casser une hélice. Il nous en reste encore une mais pas question de continuer à avancer dans la glace. Pourtant nous ne sommes même pas dans le pack. Donc on essaie de se rapprocher de la longitude 140° pour être le plus prés de DDU. A la passerelle, les pilotes d’hélico calculent la distance à parcourir car nous sommes à 360km de la base. La décision est prise, nous sortons les hélicos et le premier vol se fera cette aprém. Nous devrons ensuite attendre samedi que la météo soit clémente pour continuer les rotations.

Nous sortons donc le premier hélico (pour que cela soit plus simple je vais les appeler hélico A et hélico B), puis le deuxième. L’hélico A décolle donc vers 17h le temps de vol est d’environ 1h45. L’hélico B décolle environ 1 demi-heure après. L’hélico A arrive sur la base dans les temps qu’il avait indiqué mais l’hélico B n’ai pas là à l’heure prévu. Lulu (le pilote de l’hélico A) nous appelle en disant qu’il a reçu un appel radio de l’hélico B 5min avant de se poser en signalant un très mauvais temps qui commençait à arriver. Ne voyant pas l’hélico arriver, l’hélico A part à sa rencontre. Mais il se voit obliger de faire demi-tour après quelques kilomètres à cause du mauvais temps. Le problème, c’est que l’antenne de la radio des hélicos en générale se situe dessous l’appareil et donc une fois posé, il ne peut plus communiquer. Nous sommes donc sans nouvelles des amis dans l’hélico en ne sachant pas se qui se passe ni si tout va bien.

Le vendredi, le mauvais temps empêche lulu d’aller porter secours. Le matin, un avion américain est dérouté pour passer au dessus en espérant voir quelque chose mais le mauvais temps les a empêchés de voir quoi que ce soit. Il faut attendre l’après midi, car un avion australien de recherche (exprès avec des radars et tout) fait route sur nous pour espérer voir quelque chose. Et c’est en fin d’après midi que nous apprenons la triste nouvelle. Le pilote, le mécanicien et les 2 mécanos du raid sont décédés. Toutes mes condoléances à leurs familles et à leurs proches.

Nous avons donc fait demi-tour samedi 30 au soir. Le retour sera plus long bien sur car nous n’avons plus qu’une hélice. Notre vitesse de croisière est donc de 6 à 8 nœuds( au lieu de 13 nœud). Le début est un peu mouvementé car il reste beaucoup de houle (de la tempête de vendredi) mais heureusement, quelques jours avant notre arrivée, la mer se fait clémente  et agréable.

Nous sommes arrivés lundi 8 à Hobart après 19jours en mer. Une cérémonie a été organisée à notre arrivée et nous avons été très bien accueillis. L'Antarctique Division (c'est l'institut polaire australien) s'est vraiment mobilisé pour nous en nous préparant un programme de visites et ballades avec eux en tant que guide. Et puis pratiquement tout les soirs on est invité par le consulat, l'alliance française et les entreprises avec qui on travail ici.... Donc on n’a pas le temps de s'ennuyer. Le bateau lui est reparti  dans une ville au nord de la Tasmanie pour pouvoir être en calle sèche et pouvoir faire les réparations.  Donc, pour palier à se problème, nous partons en avion. Le départ est prévu dimanche 14 au matin direction Melbourne. Là nous changeons d’avion et direction Christchurch en Nouvelle-Zélande. Là nous passons la nuit et le lendemain matin nous prenons un avions direction la base Américaine de Mc Murdo. Là, nous changeons encore d’avion pour rejoindre la base Australienne de Terra Nova Bay. Nous passons la nuit là-bas et ensuite on prend un dernier avion le lendemain pour DDU. Donc si tout se passe bien nous devons arriver vers le 16. Mais tout ça dépend surtout de la météo. Il se peut très bien que l’on reste bloqué 2 jours à Mc Murdo ou à Terra Nova. La seule chose qui est sure, c’est que je serais en Nouvelle-Zélande dimanche soir.

Je vous raconterai la fin de ce périple dans 1semaine je l’espère.

J’espère que vous avez un peu près compris et que j’ai écrit correctement.

Je vous souhaite à tous plein de bonne chose et a très bientôt.

Bon vent !

Julien

 

 

PS : Pas de commentaires sur le crash d’hélico par respect aux familles et aux personnes qui viennent de donner leurs vies. Merci

 

 

 

Par Joule
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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 13:15

 

 
 Mon travail consiste à aménager les caravannes pour se type de Raid....
 

Le Raid est un système de convois terrestres utilisant des tracteurs agricoles à chenille modifiés et des traineaux spécialement adaptés au transport de charges sur la neige et sur de longues distances (1.100 km entre Dumont d'Urville et Concordia).


Un convoi type est composé de 2 engins de nivelage et de 6 à 8 tracteurs qui tirent les charges : containers et citernes, réparties sur plusieurs traineaux. L'équipage comprend 9 à 10 personnes dont un médecin. 3 caravanes spécialement étudiées apportent confort et sécurité durant ces traversées qui, aller-retour, durent entre 20 et 25 jours.


3 convois de ce type acheminent 350 T de matériel et de ravitaillement à chaque campagne d'été. Au retour ils évacuent les déchets de la station Concordia.

Réalisation : Yvon Le Gars
Production : ABER Images

 

Par Joule
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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 12:42

mappemonde

Jules Dumont d'Urville 

 

Il entreprit en 1837 un nouveau voyage, dans une expédition dans les régions de l’Océan Antarctique.


L’Astrolabe et la Zélée partirent de Toulon le 11 septembre 1837 et le 13 novembre mouillèrent dans la rade de Rio de Janeiro. Le 11 janvier 1838, elles quittèrent la Terre de Feu et s’avancèrent vers les glaces antarctiques.

Il explora les mers australes, poussa fort avant vers le pôle Antarctique, en affrontant les plus grands périls, découvrit quelques nouvelles terres. Les premières rencontrées le furent dès le 59e degré ; au 64e de latitude Sud, ce ne fut plus des montagnes flottantes, mais une barrière compacte qui se prolongeait à perte de vue. À force de travaux, les navires remontèrent vers le nord et découvrirent une côte de 120 milles d’étendue, qu’on nomma la terre Louis-Philippe.

Le 7 mars, ils sortirent des glaces et, le 7 avril, ils firent relâche à Valparaiso.


Dumont d’Urville quitta cette rade le 29 mai, séjourna, du 26 août au 3 septembre, à Nuku Hiva, îles Marquises et fit le relèvement complet des îles Salomon du 18 au 26 novembre. Le 6 novembre, il avait revu Vanikoro (îles Nitendi), lieu célèbre par le naufrage de La Pérouse.


Le 1er janvier 1839, l’Astrolabe et la Zélée arrivèrent à Gouaham, le 5 février à Amboine, le 1er juin à la pointe Sud de Bornéo, le 8 juin à Jakarta, le 6 octobre à Lampongs (Sumatra). C’est dans ces parages que les deux équipages éprouvèrent un premier, un cruel désastre : la maladie enleva 17 hommes, contraignant Dumont d’Urville à laisser 16 malades à Hobart vers les premiers jours de décembre.

Ayant appris dans ce port que les capitaines James Clark Ross et Francis Crozier étaient en route pour le pôle Sud, le commandant ne voulut pas laisser aux Anglais seuls l’honneur d’une tentative et se décida à faire une nouvelle pointe vers le Sud.


Le 1er janvier 1840, l’Astrolabe et la Zélée remirent à la voile. Le 15, elles coupèrent la route de Cook en 1773 et, depuis ce moment, se trouvèrent dans un espace de mer que jamais navire n’avait sillonné ; le 16, par 60 de latitude et 141 de longitude, on vit la première glace, masse de 50 pieds de hauteur sur 200 d’étendue ; le 17, les glaces avaient de 100 à 130 pieds sur 3 à 400 toises d’étendue. La terre était à 8, à 10 milles de là ; c’était un immense ruban s’étendant à perte de vue du S.S.-E. à l’O. S.-0., haut de 2 à 300 toises, entièrement couvert de glace et de neige ; on était par 66°,38 latitude et 138°,21 longitude Est, sous le cercle polaire antarctique et à peu de distance du pôle magnétique ; c’était une haute et puissante barrière qui fermait la route aux navires.


Dumont d’Urville annonça à son équipage que cette terre porterait désormais le nom de Terre Adélie, rappelant le prénom de sa femme Adèle.

 


Le 27 janvier, forcé de renoncer à tous projets d’exploration de la Terre Adélie, dont on avait tracé environ 150 milles d’étendue, il se porta au Nord, sous toutes voiles possibles, pour s’échapper du labyrinthe où il se trouvait engagé. Ainsi, le 1er février 1840 par 65°,20 latitude et 128°,121 longitude Est, il dit un adieu définitif à ces régions sauvages et mit le cap au Nord pour rallier Hobart, où il arriva le 17 février.

Il visita encore la Nouvelle-Zélande, la Nouvelle-Calédonie, le détroit de Torres, toucha à l’île Maurice et revint en France.


Dumont-d-Urville.web.jpg                                      Jules_dumont_d_urville.jpg

             L’Astrolabe en 1838                                                                        Jules-Sébastien-César Dumont d’Urville

 

 

 

Terre Adélie

 

Le commandant de l'expédition antarctique française, Jules Dumont d'Urville, découvrit cette région en 1840 et il lui donna le prénom de sa femme.


Après la Seconde Guerre mondiale, au cours de laquelle la valeur stratégique de l'Antarctique est devenue évidente, plusieurs pays dont la France envisagèrent de créer sur ce continent des stations pour mieux asseoir leurs revendications territoriales.


Les Expéditions polaires françaises - Missions Paul-Émile Victor) (E.P.F.), créées en 1947, organisèrent trois hivernages successifs et deux campagnes d'été entre 1948 et 1953.


Une première station, Port Martin fut créée en 1949-1950, mais suite à un incendie, elle fut par la suite transférée plus à l'Ouest, sur l'île des Pétrels de l'archipel de Pointe-Géologie. La nouvelle station, baptisée Base antarctique Dumont d'Urville, est toujours en fonction et comprend une trentaine de personnes, effectif qui double pendant l'été.


Depuis 1959, année de la signature du Traité sur l'Antarctique, il y a une occupation permanente des lieux. De nombreuses études scientifiques sont réalisées en Terre Adélie, soit au niveau national, soit dans le cadre de collaborations internationales (avec la Russie et les États-Unis en particulier).


De plus la base Dumont d’Urville est reliée par convoi routier sur chenilles avec la nouvelle base antarctique Concordia implantée sur le plateau continental, à proximité du secteur de la Terre Adélie, et créée en collaboration avec l'Italie pour des études astronomiques (l'implantation de télescopes et radiotélescopes), géophysiques et climatologiques (notamment celle de la magnétosphère, étude de la haute atmosphère, du réchauffement climatique, et de la couche d'ozone), ou physique fondamentale (captage de particules de haute énergie).

Par Joule
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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 12:36

 


le long voyage.flv

 

Par Joule
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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 10:35

Bonjour a tous,

 

Voici l'adresse de la base de Dumont D'Urville pour toutes personnes désirant m'écrire pendant mon séjour

anssi que les dates pour les envoyer. 

 

Labruyere julien

Base Dumont d'Urville
District de Terre Adélie
Terres Australes et Antarctiques Françaises
Via Orly C.T.C.O.M

 

 

Les dates butoirs pour les envois depuis la province sont :

- R0 : 17 septembre 2010

- R1 : 05 novembre 2010

- R2 : 26 novembre 2010

- R3 : 31 décembre 2010

 

 

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Par Joule
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